Lumière d’hiver

Chaque saison a sa lumière, et celle de l’hiver s’avère parfois très spéciale. De plus, beaucoup de sujets prennent une toute nouvelle allure lorsqu’ils sont recouverts de givre, de glace ou de neige. Puisque le cycle saisonnier de lumière naturelle, du lever au coucher soleil, est beaucoup plus court en hiver, les ‘’moments propices » » de lumière s’en retrouve raccourcis. Cette lumière changeante semble éphémère comparativement à celle de l’été. Ce qui la rend spécial à  mon avis, c’est le fait que le soleil dessine un arc plus bas qu’en toutes autres saisons. Cette lumière latérale crée des textures uniques sur les sujets qu’elle touche. Parmi les conditions météorologiques, ont y retrouve, la poudrerie, le verglas, la glace, la neige et la brume, tous des éléments qui contribuent à rehausser l’image en reflétant l’essence de la saison hivernale.

À la recherche de sujet

Par une soirée de fin de tempête en 2004, j’admirais la façon dont la neige recouvrait avec douceur les formes de l’escalier menant à mon portique, ainsi que l’ombre de la ridelle sur la neige. Les formes harmonieuses déclenchent en moi un sens d’appréciation difficile à expliquer. Il suffisait de cadrer de façon à mettre l’emphase sur ces formes en éliminant tout autre sujet de distraction. La dernière étape dans ce sens fut de convertir cette image en noir et blanc.CP-00313-07-H-CD001-10.0-JPB

Les conditions sont souvent propices le lendemain d’une tempête, j’adore voir les arbres recouvert de tout ce duvet blanc. Dans la photo qui suit, j’ai décidé d’inclure cette longue branche de pin rouge de façon à créer un encadrement naturel. Vous remarquerez que cette démarche permet de réduire l’effet du point fuyant, ce qui encourage l’œil à s’attarder sur le lieu immédiat plutôt que fuir profondément à l’horizon.

paysage  hiver arbres-3241

En contradiction, vous remarquerez que l’image suivante encourage l’œil à fuir vers le point éloigné à l’horizon. C’est ce qu’on appel communément, le point fuyant.

paysage  hiver pins-3231

L’image n’est pas toujours devant nous. Une bonne habitude que j’ai développée avec les années, est de regarder en arrière lorsque que je me promène. Dans la photo suivante, je me suis servi de mes pistes dans la neige comme  outil visual réel, qui emmène l’œil plus profondément dans la scène. Le ciel orageux fut le premier élément qui attira mon attention.

paysage  notre maison nos champs hiver pins-3225

Le nirvana du photographe est quand la lumière est de la partie en combinaison avec les formes. Durant l’hiver 2006. Ces arbres n’avaient qu’en moyenne 6 pieds de hauteur. Aujourd’hui, ils font plus de 20 pieds. Pour moi, ces photos deviennent témoins de ma vie et de mon évolution en temps que photographe.

SC-00562-06-H-CD001-5.3-JP

Les journées nuageuses en générale, offrent un aspect noir et blanc aux photos. À ces occasions, il est bon de mettre l’emphase sur les formes, la texture et bien sur, la composition. En cette journée de janvier 2014, la Baie des Chaleurs était exceptionnellement calme. Mon attention fut attirée sur les capuchons de neige recouvrant les petits rochers au bord de la grève. Le design de la glace en avant plan à servit de base ‘’guide l’œil’’ en contraste avec le calme de l’eau et du ciel.

Baie des Chaleurs glaces paysage  hiver -3103

Par un matin frigide du mois de novembre, je me suis attardé à admirer le gèle sur ces plantes de mon jardins. La conversion en noir et blanc à mon avis, permet de se concentrer sur les hautes lumières occasionner par ce gèle et ainsi une image quasi abstraite. Cette démarche me permit d’exprimer mes sentiments envers cette scène qui m’impressionne encore aujourd’hui.

abstrait feuilles hiver Once upon a time...

La brume en hiver semble contraste avec le sentiment de froid de la neige. Cette scène de l’ile Pokeshaw, témoigne du fait que cet endroit pittoresque prend une toute autre allure durant l’hiver.

SC-00403-84-H-CD002-35mm-JP-T14#11

L’hiver n’est pas que noir sur blanc

Quand le soleil hivernal est de la partie, nos photos prennent une tout autre allure. Les contrastes entre les éléments de froid et de chaleur sont ceux qui m’attirent particulièrement. La prochaine photo en fait état. À la fin janvier 2009, suite à une légère tombée de neige, le soleil d’après-midi se pointa à l’horizon au travers des nuages. Pour accentuer l’effet désiré, j’ai cadré de façon serrée, en utilisant la direction des branches de pins recouvert de neige qui pointaient vers le soleil chaud. Le résultat de mon approche à permis de créer un contraste froid versus chaleur.

pins hiver coucher de soleil

Au mois de mars 2006, suite à un verglas, le ciel s’éclairci et permis au  soleil de réchauffer cette scène dans l’arrière cour de ma demeure.

SC-00431-96-H-CD002-35mm-JP-T14A#75

En janvier 2006, j’utilisais encore de la pellicule diapositive. En ce matin froid, je me retrouvais vers les huit heures, à la croisée des chemins qui mène de grand-Anse à St-Lèolin. Je vis la poudrerie crée par le vent frigide du matin, comme l’élément visuel par excellence pour transmettre en photo mes sentiments du moment. À  moins 20C, le mécanisme d’avancement de la pellicule peinait sous le froid, et le risque de déchirer la pellicule lors du processus d’avancement était réel. Pour parer à cette éventualité, je mis mon appareil à l’intérieur de mon manteau à plusieurs reprises pour la réchauffer. Doigts à mi gelés, les sourcils glacés, mes efforts ont valus la peine, puisqu’à ce jour, je n’ai pas réussi à capturer autant une autre image qui traduit le froid matinal de l’hiver.

SC-00418-02-H-CD002-35mm-JP-T14A#5

Les autres photographes…des sources d’inspiration

Un photographe de grande sensibilité qui m’épate continuellement est Alain Boudreau de Robertville. Photographe naturaliste, Alain réussi à communiquer son amour et respect de la nature comme nul autre ne sait le faire. Son habileté de ‘’voir’’ lui permet de saisir les subtilités de nos hivers. Je suis très fier de compter Alain parmi mes premiers étudiants. Son sens aigu de l’observation et son désir d’exprimer ses moments intimes avec la nature, font de lui un photographe naturaliste exceptionnel.

Voici quelques-unes des photos hivernales d’Alain Boudreau. Vous pouvez également admirer son portfolio ici : https://www.flickr.com/photos/9832593@N08/

Merci Alain pour me permettre de présenter quelques-unes de tes oeuvres.

13187670373_83a4dfaa57[1]

 

12498971143_a26f9c92ae_z

 

8326093626_f6e3b5903b_z

 

 

6705031689_b8337bb04c_z

 

4195164190_388892554f_z

 

3339361562_ea225e6ecc_z

 

En terminant, je profite de l’occasion pour vous rappelez que j’offrirai deux cours de photographie Niveau 1 cet hiver, dont un dans la région Chaleur et l’autre à Shippagan pour les gens de la Péninsule acadienne. J’offrirai également un atelier Lightroom5 d’une durée de 4 heures le 21 février 2015 à Beresford. Veuillez communiquer avec moi pour vous inscrire ou pour recevoir plus d’information.

Pour recevoir mes articles au fur et à mesure qu’elles paraissent, cliquez sur  »Follow » au haut de la page de mon blog Conseils Photo.

Je vous encourage durant cet hiver 2015 à poursuivre votre passion!

Jean-Paul Boudreau

Photographe

Publicités

Les aspects légaux en photographie

Les aspects légaux en photographie

Durant mes cours de photographie, j’ai souvent entamé le sujet des légalités en photographie. Ce faisant, je vous ai transmit des informations qui étaient généralement acceptés et utilisées. Toutefois, la venue des sites sociaux et d’échange de photos ont beaucoup transformé les légalités concernant la photographie, sans toutefois les simplifier. Dans le but de vous mettre à jour, j’ai effectué récemment un peu de recherche sur le sujet et il me fait plaisir de partager ce que j’ai trouvé avec vous. Veuillez noter que l’information que je vous partage n’est pas un avis légal mais simplement un exposé de ce que j’ai trouvé. De l’information additionnel est à la porté de ceux d’entrevous qui en avez besoin. Gardez en tète que le sujet est en évolution  constante.

Avec l’arriver du fichier numérisé accessible à tout le monde et suivi de site d’échange photo tel que Flickr, 500px, Smugmug et j’en passe, le domaine de la photographie à subit une prolifération gargantuesque. Aujourd’hui nous sommes envahis par des milliards de photos qui sont à la portée de nos doigts. Le temps ou les photographes contrôlaient l’accès à leurs négatifs est donc révolu. Ce phénomène a crée un dynamisme qui à révolutionné le domaine et par le même coup, engendré de nouveaux défis légaux. Les lois sont donc plus complexes et peuvent êtres différentes d’une d’une ville, d’une province, d’un état ou d’un pays à l’autre.

Les visages reconnaissables qui requièrent une autorisation

À l’époque, la règle ‘’silhouette moins un degré’’ était suffisante pour protéger le photographe et lui permettre de publier et/ou de commercialiser une photo d’individu. Aujourd’hui cette règle n’est plus utilisable. Dans mes recherches, je suis tombé sur les exigences du site 500px en matière de d’autorisation. Ce site permet non seulement d’exposer vos photos mais aussi il offre la possibilité de les vendre pour vous. Quand il s’agit de photos de gens reconnaissables, les propriétaires de ce site doivent s’assurer que vous détenez non seulement les droits d’auteur des photos que vous soumettez, mais aussi l’autorisation des sujets qui y figure. Dans certains cas, la même chose s’applique pour des propriétés privées. Pour ce faire, ils fournissent un guide qui permet de déterminer quand un formulaire d’autorisation signé par les sujets en questions est nécessaire. Les lignes directrices qu’y figurent, offrent un aperçu de l’évolution qui s’est effectuée depuis les dernières années.

Entre autre, des instances qui requières une autorisation signée par le sujet :

  • La description d’une personne reconnaissable : Une personne qui se reconnaitrait dans la photo.
  • Un sujet en silhouette, obscure ou un membre d’une personne : Reconnaissable par le sujet même contextuellement basé sur l’endroit, le temps de la journée, ou d’autres sujets autour d’eux.
  • Gros groupe ou foule de gens : Chaque individu qui peuvent se reconnaitre sur une photo pleine résolution.
  • Des individus en uniforme : Travailleurs en uniforme, polices, ambulanciers, époque de travail, militaires, etc.

Les propriétés qui requièrent une autorisation

  • Châteaux, musées, parcs thématiques, galeries, librairies, etc. : la plupart de ces endroits ont des politiques qui interdisent la photographie à l’intérieur, à l’intérieur de la propriété ou aux endroits ou la propriété est le point principal d’intérêt, nécessite une autorisation.
  • Propriété publique : Trottoirs, parcs, aires accessibles au publique, incluant des prises extérieur de propriétés privées quand elles ne sont pas le sujet principal comme dans le cas de photos d’horizon ou de paysages, ne nécessite pas d’autorisation.
  • Endroits privés ou commerciaux : Photos intérieurs d’endroits reconnaissables qui sont des appartenues ou gérées par des instances privées.
  • Monuments, édifices œuvre d’art publiques : À moins d’être classifié comme domaine publique, certain monuments ou édifices et la plupart des œuvres d’art publiques exigent une autorisation, peuvent exiger une autorisation. Ceci varie beaucoup selon le propriétaire, le pays d’origine et la date de création.
  • Logos, marques de commerce et noms de compagnie enregistrés : Tout les marques de commerce enregistrées exigent une autorisation.
  • Zoo, animaux de compagnie et animaux avec propriétaires privés : Tout animal qui est reconnaissable par son propriétaire requière une autorisation. Ceci ne s’applique pas aux animaux sauvages.
  • Conception de produit : des photos distinctes d’électronique, de meubles, de conception vestimentaires, etc. qui constituent le sujet principal de la photo requière une autorisation.
  • Œuvre d’art ou autre propriété intellectuelle : Les œuvres d’art ou propriétés intellectuelles telles que des écrits, des concepts, des sculptures, peintures, dessein, etc. requièrent une autorisation.

Pour voir le texte intégral en anglais duquel ces observations sont tirées voici le lien URL : http://static.500px.net/docs/ReleaseRequirementFAQ.pdf

Un autre lien utile est le suivant : http://ambientlight.ca/laws/overview/what-can-i-photograph/

En rétrospective, vous devez vous poser les questions suivantes lorsque vous photographiez un ou des individus ou certains endroits privées et même publiques,

  • ‘’Que vais-je faire avec cette photos? Si vous avez l’intention de la publier ou la commercialiser il vous faudra dans la plupart des instances obtenir une autorisation du ou des sujets, à moins que vous le faite seulement pour vous-même.’’

À titre d’exemple, de nos jours nous voyons une multitude de photos de gens et d’endroits privés et publiques affichées sur Facebook, Bien que dans la plupart des cas aucunes réactions des sujets ne s’en suive. La plupart sont de nos amis, de notre famille ou de nos connaissances ou d’endroit publique ou privés. Il reste que le risque de poursuite est toujours là. Il suffit qu’un tiers partie s’empare de notre photo et l’utilise à des fins commerciales ou discriminatoires pour que s’ensuive une poursuite légale. Mieux vaut être averti, à vous de faire le choix.

Cet exposé ne devrait pas ralentir vos élans concernant la photographie mais devrait plutôt servir de guide. Si vous désirez des exemplaire de formulaire d’autorisation communément utilisés veuilles men faire part je me ferai un plaisir de vous en faire parvenir.

Ceci est ma première publication depuis le 20 mars 2014, ayant prix un congé pour l’été 2014. J’éprouve un réel plaisir à partager avec vous, c’est pourquoi votre rétroaction m’est tellement importante. N’hésitez pas à commenter sur cette dernière publication et aviser moi de sujets que vous aimeriez que je traite dans mes publications futures.

Sur ce, je vous encourage à poursuivre votre passion!

Jean-Paul Boudreau, Photographe

 

Photomatix Pro (HDR) – Un outil de création

Dans un de mes articles précédents, ‘’La photo à l’intérieur de la photo’’, j’ai fais allusion aux limitations de l’appareil photo concernant sa capacité de percevoir et d’analyser les éléments visuels à l’intérieur d’une scène versus le cerveau humain. Dans cet article, je vais traiter d’une autre limitation de l’appareil, soit sa capacité de percevoir la grande gamme dynamique de luminosité dans une image numérique. Dans une image numérique, il y a 256 valeurs de luminosité codées variant entre 0-255 sur chaque plan rouge, vert et bleu, entre chaque pixel. L’écart d’intensité lumineuse entre le pixel le plus lumineux et le plus faible, non noir, n’est que de 255. Dans la réalité, le cerveau humain est capable de percevoir une bien plus grande gamme dynamique de luminosité que le capteur numérique. Pour plus de détails voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Imagerie_%C3%A0_grande_gamme_dynamique De façon plus simple pour le photographe, l’œil humain peut percevoir jusqu’à 11Ftop de lumière, tandis que l’appareil photo perçoit seulement 3 Ftop.
Cette limitation de l’appareil se manifeste souvent lors de circonstances ou il y a de grands écarts de luminosité et de contraste dans une scène. Bien que le cerveau humain soit capable de s’ajuster à ces écarts, le capteur numérique est plutôt limité. Dans l’image qui suit, prise sur le mode automatique, le capteur numérique, influencé par la grande quantité de lumière provenant de la portion du ciel comparativement à celle de la portion terrestre, à fait une moyenne donnant comme résultat une portion terrestre assombrie et une image qui manque d’éclat.

Grange exposée 0 logo

Dans la prochaine image, j’ai pris contrôle de l’exposition en mode manuel en ajoutant un stop de lumière pour mieux saisir la portion terrestre, celle-ci devient mieux exposée. Par contre, le ciel lui, devient surexposé et on y perd beaucoup de ses détails.

Grange surexposée logo

Dans la troisième photo, j’ai sous exposé la scène d’un stop afin de conserver les détails du ciel. Bien que j’ai réussi, j’ai par contre perdu beaucoup de lumière dans la portion terrestre.

Grange sous exposée logo

Comment saisir une image adéquate dans de telles circonstances? La tâche s’avère très difficile dû aux limitations de l’appareil. Il existe une seule façon de procéder à la prise de l’image dans de telles circonstances, en utilisant un filtre à densité neutre gradué pour assombrir la portion du ciel. Vous en trouverez un exemple ici : http://en.wikipedia.org/wiki/File:GND_demo.jpg Autre que ca, les corrections devront être effectuées après la prise de vue, soit dans un logiciel comme Photoshop ou Lightroom. Dans un tel cas, il sera préférable d’utiliser un fichier RAW sous exposé d’environ un stop, puisque les portions surexposées ne se corrigent pas.
Il existe un autre moyen qui permet d’atteindre des résultats intéressants, et c’est sur celui-là que je veux attirer votre attention. Il s’agit du logiciel autonome Photomatix Pro 5.0. Ce logiciel vous permet de créer une image à grande gamme dynamique, d’ou le terme HDR pour ‘’High Dynamic Range’’.
Pour y arriver, il vous suffira de produire au moins 3 images de la même scène, préférablement en format RAW, ‘’Voir mon article du 26 novembre 2013, ‘’ Fichier RAW ou JPG’’. La première image sera exposée à -1 stop , la 2em à 0 et la 3em à + 1 stop de lumière, soit -1, 0, +1. Voir les 3 photos précédentes.

Ensuite, il s’agit de transférer vos 3 images RAW dans le logiciel Photomatix Pro. Par le biais de la fonction ‘’tone mapping’’de ce logiciel, les 3 images seront intégrées pour finalement produire une 4em image contenant toutes les gammes dynamiques de lumière des 3 images. Il s’agira ensuite d’ajuster la luminosité de l’image à votre gout. La prochaine photo démontre le résultat final.

Grange HDR logo

Voici quelques autres exemples de photos traitées avec Photomatix Pro:

Chaise plage logoFerme Hinton logoQuébec base ville logo

Ce logiciel permet également de créer une grande gamme d’images surréelles et créatives, dont voici quelques exemples.

Escavatrice HDR logoQuenouilles étang HDR logoPoudrière logo

Durant la prise de vue, il est important de maintenir la même ouverture de diaphragme pour chaque photo tout en variant les vitesse d’obturation, afin de maintenir une profondeur de champs constante.
Bien que les goûts ne se discutent pas, personnellement, je favorise à l’occasion ce logiciel pour réaliser des images dont les résultats reflètent des circonstances de lumière possibles ou discernables par l’œil et le cerveau humain. Par contre, Photomatix Pro se révèle également un outil qui me permet de créer des images qui reflètent mes sentiments et humeurs lors de l’expérience de prise de vue. À vous d’en juger.

Vous pouvez vous procurer le logiciel Photomatix Pro ici : http://www.hdrsoft.com/download.html. Des ajouts complémentaires sont également disponibles pour les utilisateurs de Photoshop CS, de Lightroom et de Aperture.

Si vous désirez une formation en personne sur le logiciel Photomatix Pro, veuillez communiquer avec moi.

Là-dessus je vous quitte en vous disant, poursuivez votre passion!

La ‘’correction’’ versus la ‘’modification’’ de photos

Parmi la communauté en générale, on entend souvent la question suivante; ‘’Est-ce que cette photo est ‘’photoshopée’’? Cette question fait surface principalement dû au fait que notre société est maintenant inondée de photos qui ont été tellement modifiées à l’aide de logiciel que le produit final ne reflète pas toujours la réalité. Par exemple, il suffit de portée attention aux visages des modèles à la peau parfaite et aux corps célestes que nous présentent les gurus du marketing dans les magazines et sur l’Internet. Nous sommes nourris d’image modifiées continuellement, à un point ou il nous devient difficile de faire la différence entre la réalité et le surréel. Pas étonnant que la question soit fréquemment posée aux photographes; ‘’Est-ce que ta photo est Photoshopée?’’
Je veux apporter votre attention non pas sur la photo modifiée, mais d’abord et avant tout sur la photo corrigée.

Il arrive à l’occasion qu’une photo soit réalisée à la perfection à la prise de vue, toutefois, c’est plutôt l’exception que la règle surtout pour les photographes amateurs. Chose certaine, le pourcentage de réussite dans le champ augmente considérablement au fur et à mesure que le photographe perfectionne ses habiletés. Ceci dit et depuis les tout débuts de la photographie, même les meilleurs photographes ont dû et doivent encore composer avec les limitations de la technologie disponible. La ‘’chambre noir » a toujours fait partie intégrale du processus de créativité. Aujourd’hui ce rôle est joué par des logiciels tels Lightroom et Photoshop entre autres. Il va de soit qu’une photo bien réussi lors de la prise de vue sous des conditions idéales nécessitera aucune ou très peu de correction. À l’inverse, moins les conditions seront bonnes à la prise de vue, plus elle nécessitera de correction. Ceci étant dit, la correction est une chose, les modifications est tout autre chose.

Personnellement, je suis de ceux qui tentent la plupart du temps de produire une photo finale qui reflètera mes émotions et mes sentiments lors de la prise de vue. Pour y arriver, je dois parfois effectuer certaines corrections à l’image finale. Il peut s’agir entre-autre de corrections au niveau de l’intensité de la lumière, de la saturation ou encore du contraste. Dans la grande majorité des cas, je préfère limiter mes corrections et tenter de reproduire des conditions de lumière qui demeurent autant que possible dans le royaume du réel, même si parfois les conditions n’étaient pas entièrement présentes cette journée là. Voici deux exemples de corrections effectuées sur un sujet saisi un jour ou la lumière n’était pas à son meilleure pour le premier, et en situation de lumière difficile pour le deuxième.

Avant178 copy

Après178178
Corrections après la prise pour recréer une lumière douce du matin; augmentation de l’exposition de 1 stop et demi, légère accentuation de la saturation sur les bourgeons, et ajout léger d’une vignette.

AvantDSC_4633

AprèsDSC_46334633logo
Corrections après la prise pour contrer les effets de conditions de lumière difficiles; réduction de l’exposition de 1 stop et demi pour envoyer les rochers mal éclairés dans le noir et en même temps saturer la lumière sur les algues.

Le prochain exemple démontre des modifications extrêmes è l’image.

AvantSpeciment

AprèsWe are not alone-3_edited-1 copy
Oui celle-ci est ‘’photoshopée’’ dans le logiciel Photoshop Élément 10

Ont entend souvent parler du logiciel Photoshop de Adobe qui, bien que très performant, est essentiellement un outil de création pour graphistes. Il sert également très bien pour la correction et la modification de photos. Toutefois, de part sa nature, sa courbe d’apprentissage est relativement abrupte et demande beaucoup d’heures et de patience pour le maitriser.

Heureusement qu’il y a Lightroom!

Plusieurs membres de la grande communauté des photographes s’entendent aujourd’hui pour dire que le logiciel le plus performant maintenant disponible aux photographes est Lightroom d’Adobe. Ce logiciel puissant et rapide, est entièrement dédié à la photographie. Celui-ci se détache des autres logiciels disponibles par la simplicité de ses fonctions et la façon ordonnée de son interface. Relativement peut dispendieux, vous pouvez l’acquérir pour 149$US) ici : http://www.adobe.com/ca_fr/products/photoshop-lightroom.html. Vous pouvez également accéder à Lightroom5 pour une période d’essaie de 30 jours ici : https://www.adobe.com/cfusion/tdrc/index.cfm?product=photoshop_lightroom&loc=fr

Pour les intéressés, le 19 avril prochain, je vais offrir un atelier d’initiation à Lightroom5. Pour plus d’information, communiquez avec moi. Pour vous inscrire, visitez mon site http://www.jeanpaulboudreauphotographie.com

Je termine en vous disant, poursuivez votre passion.

Comment photographier des silhouettes

Habituellement, je parle de l’importance de bien exposé votre sujet afin d’en faire ressortir les détails, les couleurs et les textures correctement. Il y a toutefois des occasions où l’ont veut faire exception à cette règle, surtout quand on veut faires des silhouettes.
Guimauve sur la plage Pecheur le soir
Les silhouettes sont une façon merveilleuse de produire des photos qui provoqueront des émotions et des humeurs à ceux qui verront vos photos. Celles si se démarqueront de vos autre photos par leur simplicité et la force du message qu’elles transmettront. Les silhouettes peuvent servir à accentuer le drame, le mystère, la quiétude, le danger et tant d’autres sentiments. Ce que j’aime surtout des silhouettes, c’est qu’elles ne racontent pas l’histoire dans tous ses détails et elles provoquent l’imagination.

Les photos qui suivent en font foie.

Photos silhouettesVaraderoPecheur coucher de soleilKayakeuse

Comment photographier des silhouettes

1. Choisissez un sujet visuellement fort

Ont peut faire une silhouette avec presque n’importe quoi, toutefois, certains sujets sont meilleurs que d’autres. Choisissez quelque chose dont la forme est forte et reconnaissable et qui sera assez intéressante dans sa forme bidimensionnelle pour retenir l’intérêt de ceux qui verront votre photo. En faisant des silhouettes, vous ne pouvez pas faire appel aux couleurs, textures et tons de vos sujets pour les rendent attrayant, donc les formes doivent être distinctes.

2. Fermez votre flash

Assurez-vous de réglé votre flash de sorte qu’il ne fonctionne pas durant la prise de vue. Vous ne voulez pas jeter aucune lumière sur votre sujet.

3. La lecture de lumière

La stratégie de base qu’il vous faut adopter pour produire une silhouette est de placer votre sujet (la forme que vous voulez en noir) à contre jour, c’est-à-dire entre vous et la source de lumière que vous allez utiliser. Vous devrez régler votre appareil de sorte à mesurer la portion de lumière la plus puissante (dans l’arrière plan) et non sur le sujet de votre photo. En faisant de la sorte, votre sujet sera sous-exposé, soit très foncé ou sinon noir pour accentuer l’effet du mystère. En somme, vous devez faire croire à votre appareil que ce sont les parties éclairées de l’arrière plan qui vous intéressent principalement.

4. Composez votre image

Composer votre photo de sorte à placer votre sujet devant un bel arrière plan brillant et simple. Habituellement les meilleurs arrière plans seront des ciels brillants sans nuages au soleil couchant ou levant. Positionnez votre sujet pour qu’il obstrue la source de lumière la plus brillante tel le soleil.

5. Faites des formes en silhouette distinctes et sans distractions dans l’arrière plan

S’il y a plus d’une forme ou objet dans l’image que vous tenter de mettre en silhouette, tenter de les tenir séparés. À titre d’exemple, si vous tenter de silhouetté un arbre et une personne, ne placez pas la personne devant l’arbre ou même appuyée sur l’arbre car ceci aura pour effet de confondre les deux forme en une. Ceci aura pour effet de porter à confusion quand à la forme que vous voulez créer.
Quand ont photographie un personnage en silhouette, il est préférable de les prendre de profil plutôt que de face. Ceci vous permettra de mettre en évidence les traits tels, le front, le nez, et la bouche. Vous pouvez faire exception et les photographier de dos à l’occasion.

6. Réglage de votre appareil

Évitez de régler votre appareil sur le mode automatique, puisque votre appareil tentera d’exposer votre sujet correctement, révélant ainsi ses détails et surexposant en même temps l’arrière plan. Optez plutôt pour le mode manuel en prenant une lecture de lumière sur la portion la plus brillante de la scène. Certains appareils offrent un mode de lecture de lumière central (spot metering) plutôt qu’une mesure moyenne ou multiple de la scène. Ce mode vous servira bien en permettant d’indiquer à votre appareil l’endroit exact où prendre la lecture de lumière.

7. Le foyer

Dans la plupart des cas, vous voudrez vous assurez que votre sujet en silhouette soit la portion la plus en foyer de votre photo. Je vous suggère d’utiliser votre foyer en mode manuel plutôt qu’en mode automatique.

8. Variations

Bien qu’une silhouette complètement noir peut produire une photo puissante, considérer également produire des silhouettes partielles où certains détails y sont présents. Parfois une ‘’touche’’ de lumière sur le sujet les rends un peu plus tridimensionnels et ‘’vrai’’.

Photo silhouette partielleTémoin

Le terme ‘’bracketing’’ en photographie signifie effectuer des prises de vue additionnelles à partir de la première en sous-exposant et surexposant un peu. Dans le cas de silhouettes, je vous suggère de faire des prises additionnelles de plus ou moins un Fstop et aussi de plus ou moins un demi-Fstop. Cette approche vous donnera un meilleurs choix quand viendra le temps de sélectionner vos photos en silhouette

Les Choix de sujets qui s’offrent à vous sont innombrables pour vous permettre de poursuivez votre passion!

PokeshawPhotographe lune havre

RAPPEL

Je vais offrir un prochain cours de photographie Niveau 1 les 24 mai et 7 juin prochains.
J’offre également un atelier d’initiation au ligiciel Lightroom5 le 19 avril 2014.
Les places se remplissent rapidement.

Communiquer avec moi si vous dérirez plus d’information.

Savoir quand briser les règles

Depuis notre tendre enfance on nous a enseigné les règles à suivre; règles de conduite en société, règle de grammaire, règle de mathématique, règle des jeux, etc. Certaines de ces règles ne laissent pas tellement de marge de manœuvre puisqu’elles font partie de la science connues. D’autre sont soit nécessaires pour assurer une société cohérente, ou découlent de paradigmes avancés par des années d’expérience et de connaissances accumulées. Toutefois, beaucoup de progrès ont été réalisés aux travers des âges par des gens qui ont osé défier les règles dans un élan créatif, pour atteindre des résultats qui ont souvent permis d’acquérir une nouvelle perspective. Ces esprits créateurs qui osent penser en dehors de la boite, ont un facteur en commun; ils ont une bonne connaissance et ils maitrisent les règles qui régissent leurs domaines d’intérêt.
Ce phénomène de créativité se retrouve également en photographie, mais seulement quand on commence à maitriser les règles qui régissent le médium. Certains photographes reconnus adhèrent strictement au règles établies, d’autre par contre, doivent leur renommé au fait qu’ils refusent de s’y soumettre. Pour ma part, je fais partie de ceux qui apprécient la valeur de ces règles mais qui trouve un plaisir mignon à les flouer à l’occasion. C’a m’arrive surtout quand les règles établies ne me permettent pas d’exprimer ma vision et mes sentiments du moment.

Foyer et profondeur de champs sur le sujet principal
Tel fut le cas lors d’une randonnée en kayak à voile avec un bon ami sur la Baie des Chaleurs. Par ce soleil chaud d’été, l’air salé et le plaisir de me sentir transporter sur les vagues par un vent chaud, il me semblait difficile sinon impossible de capturer ce moment sublime en utilisant les règles établies. C’est à ce moment que j’ai décidé de mettre de coté l’approche sage et de suivre mon intuition. Voyez vous-mêmes le résultat dans la photo qui suit.
kayak Eric abstrait bokey3-

Au lieu de faire le foyer sur le sujet principal, mon ami le kayakeur, comme il est de mise, j’ai plutôt mis l’image hors foyer ayant pour résultat de rendre les gouttelettes d’eau qui recouvraient ma voile floues . J’ai aussi opter pour une grande ouverture de diaphragme qui me permis de réduire la profondeur de champs et de ce fait, augmenter d’avantage le flou sur le kayakeur. Sans m’en rendre compte à ce moment, j’ai même briser une des règles mes plus chères, soit celle d’avoir une ligne d’horizon droite et au niveau. Une ligne d’horizon croche, ne soit que de quelques degrés, est à éviter selon les règles puisque qu’elle produit un déséquilibre visuel. Toutefois, dans ce cas si, ce déséquilibre met l’emphase sur le roulis des vagues. Résultat, une image créative qui me fait encore revivre ce moment à chaque fois que je la regarde.

Remplir le cadre

Le but de remplir le cadre et de traiter le sujet avec intimité sert à mettre l’emphase sur celui-ci.
Fenêtre sur mes rêves copy

Vous pouvez délaisser cette règle et plutôt opter pour une autre, celle de l’espace négative qui, quand elle est bien utilisée, permet de mettre l’emphase sur votre sujet de façon tout aussi efficace.
grange grenier Kedgwick (1) copy

Ne pas faire face à la lumière

On nous a tous appris que nous devons illuminer notre sujet de front ou de coté ou des deux, qu’on utilise la lumière naturelle ou un flash. Ceci permet de bien montrer les détails et les textures de notre sujet.
Amélie et Isabelle 2012 DSC_5447 copy

Toutefois, si vous ne prenez jamais votre sujet avec la lumière à contre-jour, vous ne produirez jamais de silhouettes.
_JPB8095 copy boys an amzing conversation (3) copy

Ne jamais photographier votre sujet de dos

Il va de soit que si vous photographiez des gens, les visages sont une composante importante. À quoi sert un portrait si on ne peut pas voir les visages?
FF001-0362 Dad & François 2005 copy

Il reste qu’une photo de dos peut être potentiellement très puissante par le mystère qu’elle créer au niveau du sujet et l’emphase qui est mis sur l’environnement.
1387972537_92353e84a0_z[1] copy

L’appareil ne doit pas bouger et la vitesse d’obturateur doit être suffisante pour geler le mouvement

Il va de soit que cette règle ne doit pas être prise à la légère dans la grande majorité des cas. Toutefois, vous est-il comme moi déjà arriver d’avoir le blocage du photographe? Ce phénomène qui se manifeste parfois, nous laisse dans un état créatif léthargique où on semble manquer d’imagination et où on n’arrive pas à trouver des sujets intéressants. Heureusement il y a un antidote à cette condition. Pour moi, elle consiste à fermer l’ouverture du diaphragme de mon objectif à son minimum afin d’obtenir une vitesse d’obturateur lente, telle 1/15sec ou moins. Ensuite, je capture n’importe quel sujet en bougeant mon appareil durant le temps d’exposition de haut en bas, ou de droite à gauche, en mouvement circulaire ou en zigzag. Au fur et à mesure que je progresse dans cet exercice, je tente d’appliquer la méthode en utilisant les règles de composition bien établies. Les résultats ne sont pas toujours conclusifs, mais il m’arrive parfois de créer des images abstraites percutantes. Il reste que l’exercice en vaut la peine et elle permet à tout coup de briser le blocage et d’ouvrir à nouveau les vannes de la créativité.
abstrait pins DSC_0924 copy

Once upon a pine forest- copy

Ces quelques conseils vous permettront sans doute de poursuivre votre passion.

Un des avantages du filtre polariseur

Du temps de la pellicule, un grand choix de filtre était disponible sur le marché afin permettre aux photographes de créer une multitude d’effet lors de la prise de vue. De nos jours, la plupart de ces filtres sont devenu pratiquement désuets puisque ces effets sont reproduits par l’intermédiaire des logiciels tels que Lightroom et Photoshop.

Toutefois, quelques-uns de ces filtres sont encore très prisés, tout particulièrement le filtre polariseur, car les effets de celui-ci n’ont pas encore été recrées par aucun logiciel. Dans le court vidéo ci-joint, je vous fais une démonstration de l’un des ces avantages.

Voilà un autre coup de pouce qui vous permettra de poursuivre votre passion.

Un des avantages du filtre polariseur: http://youtu.be/ESQXKwyrDs0