Les éléments contractuels en photographie commerciale

Bonjour à tout mes amis photographes amateurs et semi-professionnels. Après une pause estivale, je reprends ma plume pour vous partager mes conseils photo.

À chaque fois que vous accepter d’offrir vos services de photographes sans élaborer un contrat de vente ou service, que ce soit à un particulier ou à une corporation, vous vous exposez à des difficultés potentielles. Bien que le contrat de vente/services permet surtout de préciser exactement les produits/services tels que négociés, les dates de livraison, ainsi que les modalités de paiement, d,autre aspect doivent également être adressés.

Il me fait plaisir de vous partager les conseils suivants du site editioneo.com, concernant les outils en ligne destinés à générer des conditions générales de vente, et pour éclairer les lecteurs photographes sur les enjeux de ce document très important.

Le site editioneo.com provient de la France. Bonne lecture !

Rappel sur les conditions générales de vente (CGV)

Le CGV est un document légal pour tous les professionnels commercialisant un produit ou une prestation. Il encadre la relation entre le client et le professionnel. Les photographes ne font pas exception et ont même des spécificités importantes. Ces CGV comportent un certain nombre d’éléments importants et indispensables. L’activité du photographe présente des éléments de fonctionnement dont il ne faut pas négliger la portée juridique. Par exemple : les modalités de paiement, la rétractation client, la propriété intellectuelle, la vente de ses services en ligne …

Autant d’éléments que nous reprenons dans cet article informatif pour préciser les choses.

Ne pas copier

La première chose essentielle est de ne pas copier les conditions générales d’un ami photographe ou d’un concurrent, que l’on trouverait sur internet. Même si cela est très tentant, cela peut s’avérer dangereux. Cette copie relève du plagiat, le photographe pourrait donc se retourner contre vous. Régulièrement, des entrepreneurs sont condamnés pour plagiat de CGV. De plus, les conditions copiées ne correspondront vraisemblablement pas à votre activité en tous points, et vous risqueriez d’avoir des conditions non adaptées.

Les tarifs

Le photographe doit indiquer clairement ses tarifs, et les éventuelles options. Cela n’est pas toujours fait.

Modalités de paiement

Dans le métier de photographe, les modalités de paiement d’une prestation peuvent être diverses. Acompte, paiements échelonnés, paiement à la prestation, paiement comptant … Ce qui compte, c’est de préciser les choses dans les conditions générales de vente. Un client peut légalement demander à tout moment de consulter les conditions d’un professionnel. Les éléments de modalités de paiement sont parmi les plus consultés.

Pénalités de retard de paiement

De même, des pénalités de retard de paiement peuvent être appliquées par le photographe. Les délais de paiement entre professionnels sont toujours réglementés : sans dispositions contraires figurant aux conditions de vente ou convenues entre les parties, le délai de règlement est fixé au 30e jour suivant l’exécution de la prestation. A noter que ce délai peut être prolongé jusqu’à 45 jours si cela est précisé au contrat. A noter que le taux de pénalités est réglementé lui aussi, en lien avec le taux d’intérêt légal.

La rétractation

De même, le délai de rétractation d’un client est à préciser dans les CGV. Il peut être nul.

La commande de produits dérivés

Si le photographe commercialise des produits dérivés (T-shirts, albums, etc.), alors il est vendeur de biens, et doit donc ajouter des éléments concernant la commercialisation de produits dans ses CGV, ou présenter également des conditions générales de vente de produits, et non pas seulement de services. Si les produits commercialisés sont périssables ou bénéficient de certaines garanties, cela doit être indiqué.

La conservation des fichiers

La conservation des photos numériques est souvent pratiquée par les professionnels, pour sécuriser leurs photos, comme service additionnel au client, ou pour leurs archives. Cela doit être précisé dans les CGV, surtout si les droits sont cédés.

La propriété intellectuelle

Ah la propriété intellectuelle ! Le photographe réalise les photos, mais à qui appartiennent les photos ? Cela doit être mentionné précisément. Si les photos sont cédés, il faudra signer une cession de droits sur les éléments. De même, si vous réutilisez les photos pour vos publicités, cela doit être inscrit dans vos CGV.

Amender et compléter par un contrat particulier

Il est tout à fait possible d’ajouter, lors de la signature du contrat, un contrat particulier, supplémentaire, qui complète les CGV et les précise ou les modifie. Cela permet d’avoir une relation personnalisée avec son client.

Plus d’informations sur les conditions générales de vente à destination des photographes.

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Dix projets pour devenir meilleur photographe

 

Comme certains d’entre vous, l’hiver est pour moi la saison idéale pour éditer mes photos faites durant l’année précédente. Cet hiver fut pour moi une année bannière en fait d’éditage de photos puisque j’en avais accumulé pendant les derniers trois ans. J’ai pris l’habitude durant les périodes printanières, estivales et automnales, de simplement glaner mes photos prises et d’éditer ce qui me parait à première vue la ou les meilleures. Je sauvegarde le reste pour plus tard, soit l’hiver durant les longues journées froides et inhospitalières. Le temps venu, je suis heureux de découvrir parmi ces photos d’autres petits joyaux et même de rééditer certaines puisque j’améliore constamment mes connaissances avec les logiciels d’édition.

Puisque cet hiver je me suis rattrapé, il me reste que très peu de fichiers à éditer. Tout à coup, je réalise qu’à moins que je me discipline à créer plein de nouvelles photos durant les prochaines saisons, je pourrais manquer de photo l’hiver prochain et me retrouver à m’ennuyer ou être forcé à braver les rigueurs de l’hiver, un prospectus peut attrayant dans mon cas et pour bien d’autres photographes. De toute façon, le but de mon article présent est de vous sensibiliser au besoin d’une bonne planification pour vous assurer d’être productif à vos temps favoris de l’année et d’accumuler une bonne quantité de photos pour les jours ou vous préfèrerez rester à l’intérieur.

Imaginer et réaliser vos propres projets photographiques est un excellent moyen de vous assurer que vous n’arrêtez pas de produire de nouvelles photos, en ayant toujours quelque chose à photographier. En réalité, ces projets vous permettront d’assurer votre croissance en temps que photographe en mettant constamment vos  compétences au défi. Les projets photographiques peuvent  faire de vous un meilleur photographe, en vous encourageant à sortir avec votre appareil photo. Certains projets photo peuvent être de courtes durées, quelques heures, une journée, pendant que certains peuvent être à plus long termes voir des mois ou des années. Choisissez des sujets qui vous intéressants, vous verrez votre créativité et votre inspiration atteindre des niveaux inattendus.

N’hésitez pas à abandonner un projet s’il se révèle non attrayant une fois commencé ou complètement au dessus de vos habiletés. Un projet doit être amusant et doit piquer votre intérêt. Bien que vous deviez vous attendre à un certain degré de difficulté, dans les cas extrêmes, vous êtes de mieux passer à quelque  chose de plus convenable pour vous que d’être désenchantés. A titre d’exemple, je vous propose 10 projets qui devraient vous tenir occupés pendant un certain temps.

 

Projet # 1 : Portrait de gens dans votre environnement

Il y a une richesse de possibilités photographiques dans votre région, que vous n’avez jamais exploré. Choisissez un thème spécifique, tels que le travail, les loisirs, style ou espace de vie. Parmi les sujets à considérer, il y a les terrains de camping saisonniers, les employés municipaux au travail, les sports communautaires ou de compétition, les grands rassemblements, les foires municipales ou commerciales, les expositions de voitures antiques, les défilés ou l’activité des pécheurs au quai. Éventuellement, le mot se répandra,  et vous serez surpris de voir combien de gens sont ouverts pour être photographiés et combien de nouvelles gens vous rencontrerez.

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Projet # 2 : Portes et fenêtres

Les portes et les fenêtres sont partout : nous y sommes exposés sur une base quotidienne. L’écaillage de la peinture, les vieilles fenêtres ornementales, les cadres de fenêtres de vielles maisons avec leur boiserie exposées aux intempéries, les portes en bois de vielles édifices, soit négligées ou peinturées. Ces sujets se retrouvent dans votre voisinage et dans les endroits que vous visitez lors de vos voyages.

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Projet # 3: Changer de ville ou village

Sortez de votre zone de confort et allez documenter la vie quelque part radicalement différent de l’endroit où vous vivez. Pas besoin se rendre au bout du monde. Allez simplement visiter pour la journée une autre communauté que la vôtre. Parfois, dans nos propres villes ou villages, nous sommes devenus aveugles aux possibilités de photos autour de nous. Bien des endroits nous sont familiers pour y avoir conduit en auto. Toutefois, explorer l’endroit à pied offre une nouvelle perspective qui vous permettra de saisir de nouvelles images.

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Projet # 4: Le changement des saisons

Trouver un emplacement photogénique près de chez vous de sorte que vous pouvez y aller régulièrement et saisir les changements de saisons. Il peut s’agir de différents moments de la journée également, afin d’y saisir différentes lumières ou conditions météorologiques. Maintenez le projet tant et aussi longtemps qu’il détient votre attention. Le faire pendant toute une année vous procurera un ensemble de photos variées pour votre portfolio.

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Projet # 5 : Mouvements d’eau

Identifiez un petit ruisseau ou rivière près de chez vous, préférablement à un endroit où il y a des rapides, petits ou gros, et faites une série de photos saisonnières. Rappelez vous qu’en utilisant une vitesse d’obturateur lente, vous réussirez à capturer le mouvement de l’eau pour un effet de mouvement.

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Projet # 6 : Prenez rendez-vous pour le ‘’portrait’’

Le portrait vous à toujours intéressé mais un millier de raisons vous en empêche? Voici un des projets les plus faciles à amorcer. Demandez à un ami(e) d’agir comme modèle. Expliquez lui votre projet et engager vous à lui remettre quelques photos qui en résultera. Vous serez surpris de l’intérêt que vous susciterez. Montez d’un cran le défi et planifiez de prendre en photo les gens qui vous sont chers. Vous connaissez quelques personnes âgées dans votre entourage, gagnez leurs confiances et documentez ces gens pendant qu’ils sont encore vivants. Vous connaissez  quelqu’un qui à une physionomie intéressante, dite leur ce que vous pensez et ce que vous aimeriez faire. Le pire qui puisse arriver est qu’il refuse.

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Projet # 7 : Les automobiles classiques

Les automobiles et leurs lignes vous intéressent? Visitez les concessionnaires prêt de chez vous et faite leur part de votre projet de documenter les autos de l’année. La majorité vous donnerons pleine accès à leur inventaire et vous vous en donnerai à cœur joie. Visitez l’exposition d’automobiles antiques et explorez les lignes osées et excentriques des années 50’, 60’ et 70’ enjolivées de chrome à volonté et d’intérieures colorés.

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Projet # 8 : À la découverte des oiseaux et des fleurs sauvages

La photographie d’oiseaux nécessite un objectif assez puissant. L’équivalent d’un 500mm à 1000mm est de mise afin de remplir votre cadre sans avoir à intimider votre sujet. Il va de soit que si vous installez un abreuvoir ou un distributeur de graine à proximité d’une de vos fenêtres, vous pourrez utilisez un objectif moins puissant entre 200 et 300mm. Vous découvrirez de façon intime le monde de l’ornithologie. Plus vous y investirez, plus performant et rapide sera votre objectif (grande ouverture de diaphragme) et vos photos seront de meilleur qualité. Il va de soit qu’il n’est pas donné à tous de se munir d’objectifs performants et de haute qualité. Faites le selon vos moyens.

Prenez soin de choisir un endroit ou il y a de la lumière au bon temps de la journée et si possible, avec un arrière plan contenant le moins d’éléments distrayants tels les lignes et poteaux téléphoniques.

Un exercice auquel j’aime m’adonner avec les goélands, c’est de les prendre en vol à bases vitesses d’obturateur afin d’allouer le mouvement, tout en suivant leur vol. Ils sont d’une taille qui se prete très bien avec un objectif de 200mm à 300mm.

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La photographie de fleurs sauvages s’effectue avec un objective macro (entre 60 et 100mm). La flore sauvage qui nous entoure est à la fois belle et abondante selon les saisons. J’ai entrepris ce projet en particulier en 1989. Au début, mon intention était d’en faire un projet de un an. À ma surprise, celui-ci dura cinq ans. Durant ces années, j’eu l’occasion de développer un intérêt particulier et même une passion pour les fleurs sauvages dans le Nord-est du Nouveau-Brunswick. Tout comme les oiseaux, les fleurs ont leurs histoires, leurs provenances, leurs utilisations et leurs environnements. Ce projet me permis de partir à la découverte pendant de nombreuses années et de produire une multitude de photos documentaires et artistiques de ces sujets fantastiques.

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Les fleurs de nos jardins sont des sujets très attrayants également. Puisqu’elles sont facile d’accès, elles nous permettent de mettre à point nos habiletés avant de partir à la découverte de fleurs sauvages.

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Projet # 9 – Vitrines

La plupart des anciennes rues commerciales de nos villes offrent un potentiel de photos de vitrines très intéressant. La combinaison des mannequins revêtus de la dernière mode vestimentaire, combinée avec parfois des éclairages d’appoint, permet de faire des photos inusitées. Les reflets dans les vitrines ne sont pas nécessairement négatifs si ont sait les incorporer dans notre composition.

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Projet # 10 – L’architecture urbaine

Ils me semblent que les villes, moyennes ou grosses, se font un devoir d’impressionner par leur architecture.  L’utilisation d’une grande focale soit entre 16mm et 35mm, permet de créer des perspectives intéressantes. Des focales plus puissante telles 100 ou 200mm permet d’isoler des détails. De toute façon, une richesse d’images y sont intégrées, à vous de les faires ressortir.

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Ces projets ne représentes qu’une fraction des possibilités existantes, et j’espère qu’ils vous serviront de tremplins pour votre imagination, vous permettant ainsi de poursuivre votre passion.

 

Jean-Paul Boudreau

Photographe

 

La texture, un outil d’accentuation

En faisant ma recherche sur le mot « texture » pour ce 25em article, j’ai été un peu déçu. Le dictionnaire Larousse offre une explication qui n’a aucun rapport avec le sujet dont je veux parler et Wikipedia offre une explication tellement scientifique que l’on a peine à s’y reconnaitre. Je vous offre donc ma définition de texture photographiquement parlant.

‘’La texture en photographie est un outil visuellement dynamique qui sert à accentuer les formes qui dirige l’œil en accentuant l’effet tactile de la surface mise en évidence.’’

Une photo fonctionne lorsqu’elle réussi à attirer l’attention de ceux qui la regarde. Beaucoup de photos atteignent ce but de diverse façon. Souvent des couleurs qui frappent l’œil sont utilisées. Des courbes visuelles sont également très efficaces à cet effet. Le positionnement du ou des sujets par le biais de la compositionnel est un outil de taille. Il  existe toutefois une autre méthode qui est souvent ignorée, celle de l’utilisation de la texture. Voici quelques façons d’utiliser la texture pour accentuer vos photos.

Le détail

Dans une photo de paysage, il est souvent pratique de mettre l’emphase sur l’avant plan pour entre autre mettre l’accent sur l’endroit. Dans cette première photo, la texture accentuée du sable affirme l’identité de l’endroit et en même temps, encourage l’œil à se diriger vers la partie supérieure de la photo. Dans la seconde photo, les brins d’herbe et la neige texturées, forment un contraste avec la portion enneigée du haut qui est dans l’ombre et qui présente très peu de texture. Dans la 3eme photo, la texture du sable donne un aperçu de ce que voient et ressentent les marcheurs en regardant leurs pied s’enfoncer dans le sable mouillé. Dans la 4eme photo, la texture offerte dans la partie gauche de la photo, sert à mettre en evidence ce morceau de bois sur la plage.

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Le drame

La peinture écaillée des deux bateaux dans la prochaine photo, accentue le fait qu’ils sont vieux et abandonnés. Dans cette autre photo en noir et blanc, le soleil qui frappe de toute ses forces cet amoncellement de rocher, crée des ombres qui accentuent les détails des cailloux de la grève. Il s’en suit un senti de présence.

Bateaux Affinity  276

Rocher Petit-Rocher Sud N&B- 

L’information

Pour ceux d’entre vous qui ont participé à mes ateliers Niveau et 2, vous reconnaissez maintenant le rôle importants des lignes et courbes visuelles en composition. En accentuant la texture des  éléments de composition quand c’est possible, vous renforcez l’effet visual de ceux-ci. Dans la prochaine photo la texture du gros cordage en fait preuve.

cordage barachois N&B-

Dans la prochaine photo, la texture du sable se joint avec la lumière directionnelle et les bras de la jeune femme pour emmener l’œil vers son visage.

Marie Soleil Niveau 2 juillet 25 177

Pour atteindre un niveau supérieur de texture en photographie, ont doit utiliser une lumière oblique, plus souvent atteignable au début ou à la fin de la journée, ou encore par une lumière directe artificielle que procure un flash. Plus la lumière est oblique et plus elle est puissante, plus les texture se révéleront. À l’opposé, une lumière provenant du haut, comme à l’heure du midi, ne fera rien pour mettre la texture en evidence, puisqu’il y aura pas d »ombre. Les ombres accentuent la texture. Entre 11 :00h et 14:00h, le soleil est relativement haut dans le ciel, ce qui offre comme résultat des photos qui manquent de contraste et qui produit presqu’aucune texture. Également, la lumière tamisée d’une journée nuageuse diminue considérablement l’effet de texture. Les photos suivantes en font état.

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La compréhension des effets de la lumière sur votre sujet est une des pierres angulaires de la maitrise de la photographie. Cette maitrise ne s’acquière pas en un jour, mais plutôt au fil des années, par la formation et la pratique. La bonne nouvelle est que plus longtemps vous y adonnez plus vous accumulez de connaissances pratiques. Je vous encourage à poursuivre votre passion.

Je remercie sincèrement tout ceux d’entre vous qui me partager vos commentaires et je vous invite à partager cet article avec vos amis.

Formation à venir

Cours Niveau 1 pour débutants : Beresford le 29 janvier 2015– 4 places de reste

Cours Niveau 1 pour débutants : Shippagan le 31 janvier 2015 – 3 places de reste

Ateliers de formation Lightroom 5 : Beresford le 21 février 2015

Pour vous inscrire, visiter le http://www.jeanpaulboudreauphotographie.com

La photographie abstraite

J’écris ces lignes pour ceux d’entre vous qui se demande qu’est-ce qu’une photo abstraite.

Une description simple et universelle d’une photo abstraite est difficile à trouver car plusieurs voies s’élèvent pour clamer la ‘’vraie’’.  Ce qui semble évident, c’est que le sujet suscite divers opinions, tous aussi bonnes l’une que l’autres.  Ceci nous ramène au phénomène de la perception, toujours différente selon la personne. Je vous propose donc mes définitions de la photo abstraite selon ma perception. À vous de juger ou de décider selon votre façon de voir la chose.

Je décrirais la photographie abstraite comme étant toute photo qui :

  • Evoque un sentiment ou une réaction quelconque sans nécessairement révéler l’identité réelle du sujet.
  • à première vue, évoque quelque chose, mais dont le sujet se révèle finalement être toute autre.

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La photo qui précède, évoque pour moi la surface inhospitalière d’une planète lointaine vue de l’espace. Il s’agit pourtant d’une blessure recouverte de sèvre sur une grosse épinette.

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La photo précédente  ressemble étrangement à une perspective de l’intérieur d’un vaisseau sanguin dans lequel circulent de nombreux globules rouges. Pourtant, il s’agit en réalité de gouttelettes d’eau sur le capot de ma voiture, avec au centre le reflet du soleil.

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Ces fleurs tentaculaires aux couleurs vives sont en réalité une partie de l’intérieur d’un globe de verre ingénieusement construit.

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Ces points lumineux répétitifs n’offrent aucun indice quant à la nature du sujet. La deuxième photo démontre pourtant qu’il s’agit simplement de l’abat-jour de ma lampe.

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Une technique que j’aime beaucoup explorer est celle que j’appel ‘’peindre avec la lumière’’.  Il s’agit en principe d’utiliser une vitesse d’obturation lente, selon la lumière, en bougeant l’appareil de gauche à droite ou de haut en bas. La première photo de ce groupe de quatre offre une impression abstraite d’une foret de jeunes bouleaux. La deuxième photo donne l’impression d’un feu de foret intense. La troisième photo suggère une pluie de lumière ou encore des transmissions synaptiques du cerveau. Enfin, la quatrième photo ressemble étrangement aux poiles d’un animal fantastique.

Le quasi-abstrait

Dans mes efforts à bien identifier mes fichiers pour les retrouver, (voir un de mes articles precedents https://jeanpaulboudrotphotographie.wordpress.com/2014/01/30/archiver-pour-retrouver-vos-photos/, j’au dû créer une sous-catégorie que je nomme ‘’quasi-abstrait’’. Ma définition est la suivante; une photo qui dans sa simplicité, fait surtout ressortir les formes, textures et couleurs, sans toutefois cacher le sujet reel.

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La photo qui précède en est un bon exemple. L’accent est mis sur la forme des courbes de la rive. L’eau et la grève sont simplement complémentaires et servent surtout à la mise en contexte.

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Celle-ci révèle principalement les reflets de façon abstraite sur l’eau. La mince portion d’eau bleue dans la partie supérieure révèle subtilement le contexte dans lequel se trouve le sujet.

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Je classifie la photo précédente également dans ma sous-catégorie quasi-abstraite. La surface de verre de cet immeuble du centre-ville d’Edmonton, reflète avec distorsion les véhicules d’un stationnement.

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On reconnaît le contexte sylvestre de cette dernière photo, que je catégorise également comme quasi-abstraite.

La photographie abstraite pour moi fait partie intégrale de la créativité. Elle me permet d’exprimer ma perception du sujet ainsi que mes sentiments face à celui-ci. C’est pourquoi je m’y adonne régulièrement.

Pour bien réussir une photo abstraite, il est important d’utiliser les règles de composition ainsi que d’assurer une bonne exposition du sujet.

Je remercie sincèrement tout ceux d’entre vous qui me partager vos commentaires.

Formation à venir

Cours Niveau 1 pour débutants : Beresford le 29 janvier 2015– 4 places de reste

Cours Niveau 1 pour débutants : Shippagan le 31 janvier 2015 – 3 places de reste

Ateliers de formation Lightroom 5 : Beresford le 21 février 2015

Pour vous inscrire, visiter le http://www.jeanpaulboudreauphotographie.com

Poursuivez votre passion!

 

Faites des photos de voyage pour vous

Lorsque que je vais en voyage, j’ai comme la plupart d’entrevous, le goût de ramener des photos souvenirs pour partager avec mes proches. Ces photos me semblent toutefois avoir une durée de vie relativement courte puisqu’elles sont surtout prisent sur le vif. Quelques semaines après mon retour, elles tombent dans l’oubli et ne font qu’occuper de l’espace sur un de mes disques durs. J’ai donc pris l’habitude de faire aussi des photos pour moi. Celles-ci sont plus personnelles et parce qu’elles reflètent mes sentiments du moment, elles me procurent une grande satisfaction en temps que photographe et elles sont utiles pour biens des années à venir.

Mon approche est la suivante; au lieu de tenter de capturer tout les éléments visuels que je vois, je cherche plutôt à isoler ceux qui semblent représentatifs et qui me touchent particulièrement. Cette démarche demande une certaine discipline puisqu’il s’agit de prendre une approche d’élimination plutôt que d’inclusion, en éliminant les éléments qui distraient du sujet principal. Je reviens donc à ce que j’enseigne; la première question que le photographe doit se poser est, ‘’Quel est mon sujet’’? Une fois que la réponse est évidente, il s’agit de traiter ce sujet de façon intime. Je me serre au choix, des techniques qui me permettront d’isoler le sujet, cadrage serré, peu de profondeur de champs, lumière, exposition et perspective. Les photos suivantes illustrent mon approche.

Sentiments de chaleur

La première photo montre une vue d’ensemble de voiliers à Cuba en 2009. Bien qu’elle soit correcte, je me suis dis qu’elle ne transmettait pas exactement mon humeur et la chaleur intense du moment. En cadrant plus serré, ca m’a permis d’inclure davantage de couleurs chaudes dans l’image, tout en retenant l’essence du sujet.

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De retour à l’ombre sous les palmiers, j’ai continué à explorer mentalement les possibilités de transmettre ce sentiment de chaleur par la simplicité. Les pieds de mon épouse sur le sable chaud devinrent un sujet évident dans la prochaine photo.

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Architecture et Art

Les voyages nous introduisent à des styles d’architecture nouveaux et des expressions artistiques  différentes. Mêmes si parfois de façon subtile, celles-ci excitent notre sens de la découverte, et par le fait même, sont des sujets importants. Par une soirée chaude et agréable, nous je déambulais une allée remplie de palmiers et de statues en pierre représentative du l’art mésoaméricain. L’utilisation d’un grand angle pour capter toute la scène ne permettait pas de produire techniquement une bonne photo. J’ai donc opté pour isoler une statue représentative. À chaque fois que je regarde la photo suivante, je revis ce moment.

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De tout les édifices que j’ai eu l’occasion d’admirer à Riviera Maya, la suivante est celle qui m’a le plus épater. Recouverte de plantes grimpantes, je peux encore sentir les parfums végétaux qui en émanaient.

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Voulant capturer ‘’un matin Mexicain’’, je me suis lever très tôt avant le lever du soleil et de mon balcon, j’ai inclus une portion d’un édifice au travers des frondes de palmiers hors foyer.

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Pour ceux d’entrevous qui ont séjournés dans les caraïbes, vous avez certainement eux l’occasion de visiter les expositions d’artistes dans les ruelles et de vivre des moments enchanteurs accompagnés de musiciens locaux. Comment ramener ses souvenirs? Mon approche semble avoir fonctionné dans les deux cas suivants en République Dominicaine.

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Lors de bel après-midi de juin, derrière le Château Frontenac, ce mime me sembla reflété l’atmosphère et l’humeur des gens qui déambulaient le vieux Québec.

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Humanité et culture

L’aspect humain et la culture sont des éléments qui sont très importants pour beaucoup de voyageurs. Encore là, l’approche intime et simple permet d’en saisir l’étoffe comme dans les photos suivantes réalisées au Mexique.

Cette mexicaine d’un certain âge, faisait la sieste à l’ombre dans une ruelle de Varadero.

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Cette jeune fille de Riviera Maya prenait une douche publique après une baignade.

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Un élément incontournable dans le cheminement d’un photographe est le développement de son sens d’observation. Dans notre empressement à vouloir capturer ce que l’on voit, on oubli souvent de prendre le temps d’observer ce qui nous entour. Ceci est également très important lorsqu’on se retrouve dans un environnement dans lequel nous ne sommes pas familiers. Lors d’un de mes séjours en République Dominicaine, notre hôtel se trouvait à proximité d’un village de pécheurs. Quelle chance! Tout les matins, je m’assurais d’être présent lorsque les pécheurs s’afféraient à prendre la mer. Étant petit fils de pêcheur, je sentais une affinité avec ces gens qui bravaient la mer chaque jour pour leurs substances. D’ailleurs, mes souvenirs d’enfance sont remplit de moment précieux pour avoir eu l’occasion d’aider mon grand père qui péchait le saumon de l’atlantique dans les années 60’.  Dans les caraïbes, le métier de pêcheur de subsistance est encore un métier noble et ca se voyait sur les visages de des marins ce matin là. Ce qui attira toutefois mon attention fut le nettoyeur de plage qui s’afférait de façon dédiée à son boulot. Il représentait pour moi un certain contraste vis-à-vis les pécheurs.

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Satisfait de cette prise, j’étais sur le point de retourner à ma chambre lorsque j’aperçu du coin de l’œil, ces deux individus qui rayonnaient de contraste, c’est le moins qu’on peut dire.

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J’avais pris l’habitude de m’en retourner en passant par les piscines extérieures du complexe ou nous logions. Je me suis retrouvé parmi une équipe de soccer espagnole qui s’en donnait à cœur joie dans une des piscines. Ils m’invitèrent à les prendre en photo.

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Où que je sois, J’éprouve toujours un besoins et un réel plaisir de saisir visuellement le moment. Invariablement, je réussi à le faire en observant l’environnement dans lequel je me retrouve et en simplifiant mon approche. Cette photo prise par un beau matin à l’extérieur d’un restaurant sur la rue St-Anne à Québec en fait foie.

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La recette est la suivante : l’observation, la compréhension de du moment, l’identification du sujet, le traité dans l’intimité.

Je vous encourage d’essayer cette recette en y ajoutant des ingrédients qui vous sont propres.

Ceci devrait vous permettre de faciliter la poursuite de votre passion ou du moins, ramener des photos de voyage que vous avez faites pour vous.

Si vous connaissez quelqu’un qui pourrait profitez de ces quelques conseils, n »hésitez pas à partager.

Dites leurs également que je vais offrir un cours de photographie Niveau 1 en janvier et février à Shippagan et à Beresford. Pour ceux d’entre vous qui désir apprendre à maitriser la modification de leurs photos, j’offrirai un atelier d’une journée en février sur le logiciel Lightroom 5, un logiciel performant et facile à apprendre.

Jean-Paul Boudreau

Photographe

Lumière d’hiver

Chaque saison a sa lumière, et celle de l’hiver s’avère parfois très spéciale. De plus, beaucoup de sujets prennent une toute nouvelle allure lorsqu’ils sont recouverts de givre, de glace ou de neige. Puisque le cycle saisonnier de lumière naturelle, du lever au coucher soleil, est beaucoup plus court en hiver, les ‘’moments propices » » de lumière s’en retrouve raccourcis. Cette lumière changeante semble éphémère comparativement à celle de l’été. Ce qui la rend spécial à  mon avis, c’est le fait que le soleil dessine un arc plus bas qu’en toutes autres saisons. Cette lumière latérale crée des textures uniques sur les sujets qu’elle touche. Parmi les conditions météorologiques, ont y retrouve, la poudrerie, le verglas, la glace, la neige et la brume, tous des éléments qui contribuent à rehausser l’image en reflétant l’essence de la saison hivernale.

À la recherche de sujet

Par une soirée de fin de tempête en 2004, j’admirais la façon dont la neige recouvrait avec douceur les formes de l’escalier menant à mon portique, ainsi que l’ombre de la ridelle sur la neige. Les formes harmonieuses déclenchent en moi un sens d’appréciation difficile à expliquer. Il suffisait de cadrer de façon à mettre l’emphase sur ces formes en éliminant tout autre sujet de distraction. La dernière étape dans ce sens fut de convertir cette image en noir et blanc.CP-00313-07-H-CD001-10.0-JPB

Les conditions sont souvent propices le lendemain d’une tempête, j’adore voir les arbres recouvert de tout ce duvet blanc. Dans la photo qui suit, j’ai décidé d’inclure cette longue branche de pin rouge de façon à créer un encadrement naturel. Vous remarquerez que cette démarche permet de réduire l’effet du point fuyant, ce qui encourage l’œil à s’attarder sur le lieu immédiat plutôt que fuir profondément à l’horizon.

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En contradiction, vous remarquerez que l’image suivante encourage l’œil à fuir vers le point éloigné à l’horizon. C’est ce qu’on appel communément, le point fuyant.

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L’image n’est pas toujours devant nous. Une bonne habitude que j’ai développée avec les années, est de regarder en arrière lorsque que je me promène. Dans la photo suivante, je me suis servi de mes pistes dans la neige comme  outil visual réel, qui emmène l’œil plus profondément dans la scène. Le ciel orageux fut le premier élément qui attira mon attention.

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Le nirvana du photographe est quand la lumière est de la partie en combinaison avec les formes. Durant l’hiver 2006. Ces arbres n’avaient qu’en moyenne 6 pieds de hauteur. Aujourd’hui, ils font plus de 20 pieds. Pour moi, ces photos deviennent témoins de ma vie et de mon évolution en temps que photographe.

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Les journées nuageuses en générale, offrent un aspect noir et blanc aux photos. À ces occasions, il est bon de mettre l’emphase sur les formes, la texture et bien sur, la composition. En cette journée de janvier 2014, la Baie des Chaleurs était exceptionnellement calme. Mon attention fut attirée sur les capuchons de neige recouvrant les petits rochers au bord de la grève. Le design de la glace en avant plan à servit de base ‘’guide l’œil’’ en contraste avec le calme de l’eau et du ciel.

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Par un matin frigide du mois de novembre, je me suis attardé à admirer le gèle sur ces plantes de mon jardins. La conversion en noir et blanc à mon avis, permet de se concentrer sur les hautes lumières occasionner par ce gèle et ainsi une image quasi abstraite. Cette démarche me permit d’exprimer mes sentiments envers cette scène qui m’impressionne encore aujourd’hui.

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La brume en hiver semble contraste avec le sentiment de froid de la neige. Cette scène de l’ile Pokeshaw, témoigne du fait que cet endroit pittoresque prend une toute autre allure durant l’hiver.

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L’hiver n’est pas que noir sur blanc

Quand le soleil hivernal est de la partie, nos photos prennent une tout autre allure. Les contrastes entre les éléments de froid et de chaleur sont ceux qui m’attirent particulièrement. La prochaine photo en fait état. À la fin janvier 2009, suite à une légère tombée de neige, le soleil d’après-midi se pointa à l’horizon au travers des nuages. Pour accentuer l’effet désiré, j’ai cadré de façon serrée, en utilisant la direction des branches de pins recouvert de neige qui pointaient vers le soleil chaud. Le résultat de mon approche à permis de créer un contraste froid versus chaleur.

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Au mois de mars 2006, suite à un verglas, le ciel s’éclairci et permis au  soleil de réchauffer cette scène dans l’arrière cour de ma demeure.

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En janvier 2006, j’utilisais encore de la pellicule diapositive. En ce matin froid, je me retrouvais vers les huit heures, à la croisée des chemins qui mène de grand-Anse à St-Lèolin. Je vis la poudrerie crée par le vent frigide du matin, comme l’élément visuel par excellence pour transmettre en photo mes sentiments du moment. À  moins 20C, le mécanisme d’avancement de la pellicule peinait sous le froid, et le risque de déchirer la pellicule lors du processus d’avancement était réel. Pour parer à cette éventualité, je mis mon appareil à l’intérieur de mon manteau à plusieurs reprises pour la réchauffer. Doigts à mi gelés, les sourcils glacés, mes efforts ont valus la peine, puisqu’à ce jour, je n’ai pas réussi à capturer autant une autre image qui traduit le froid matinal de l’hiver.

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Les autres photographes…des sources d’inspiration

Un photographe de grande sensibilité qui m’épate continuellement est Alain Boudreau de Robertville. Photographe naturaliste, Alain réussi à communiquer son amour et respect de la nature comme nul autre ne sait le faire. Son habileté de ‘’voir’’ lui permet de saisir les subtilités de nos hivers. Je suis très fier de compter Alain parmi mes premiers étudiants. Son sens aigu de l’observation et son désir d’exprimer ses moments intimes avec la nature, font de lui un photographe naturaliste exceptionnel.

Voici quelques-unes des photos hivernales d’Alain Boudreau. Vous pouvez également admirer son portfolio ici : https://www.flickr.com/photos/9832593@N08/

Merci Alain pour me permettre de présenter quelques-unes de tes oeuvres.

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En terminant, je profite de l’occasion pour vous rappelez que j’offrirai deux cours de photographie Niveau 1 cet hiver, dont un dans la région Chaleur et l’autre à Shippagan pour les gens de la Péninsule acadienne. J’offrirai également un atelier Lightroom5 d’une durée de 4 heures le 21 février 2015 à Beresford. Veuillez communiquer avec moi pour vous inscrire ou pour recevoir plus d’information.

Pour recevoir mes articles au fur et à mesure qu’elles paraissent, cliquez sur  »Follow » au haut de la page de mon blog Conseils Photo.

Je vous encourage durant cet hiver 2015 à poursuivre votre passion!

Jean-Paul Boudreau

Photographe

Photomatix Pro (HDR) – Un outil de création

Dans un de mes articles précédents, ‘’La photo à l’intérieur de la photo’’, j’ai fais allusion aux limitations de l’appareil photo concernant sa capacité de percevoir et d’analyser les éléments visuels à l’intérieur d’une scène versus le cerveau humain. Dans cet article, je vais traiter d’une autre limitation de l’appareil, soit sa capacité de percevoir la grande gamme dynamique de luminosité dans une image numérique. Dans une image numérique, il y a 256 valeurs de luminosité codées variant entre 0-255 sur chaque plan rouge, vert et bleu, entre chaque pixel. L’écart d’intensité lumineuse entre le pixel le plus lumineux et le plus faible, non noir, n’est que de 255. Dans la réalité, le cerveau humain est capable de percevoir une bien plus grande gamme dynamique de luminosité que le capteur numérique. Pour plus de détails voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Imagerie_%C3%A0_grande_gamme_dynamique De façon plus simple pour le photographe, l’œil humain peut percevoir jusqu’à 11Ftop de lumière, tandis que l’appareil photo perçoit seulement 3 Ftop.
Cette limitation de l’appareil se manifeste souvent lors de circonstances ou il y a de grands écarts de luminosité et de contraste dans une scène. Bien que le cerveau humain soit capable de s’ajuster à ces écarts, le capteur numérique est plutôt limité. Dans l’image qui suit, prise sur le mode automatique, le capteur numérique, influencé par la grande quantité de lumière provenant de la portion du ciel comparativement à celle de la portion terrestre, à fait une moyenne donnant comme résultat une portion terrestre assombrie et une image qui manque d’éclat.

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Dans la prochaine image, j’ai pris contrôle de l’exposition en mode manuel en ajoutant un stop de lumière pour mieux saisir la portion terrestre, celle-ci devient mieux exposée. Par contre, le ciel lui, devient surexposé et on y perd beaucoup de ses détails.

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Dans la troisième photo, j’ai sous exposé la scène d’un stop afin de conserver les détails du ciel. Bien que j’ai réussi, j’ai par contre perdu beaucoup de lumière dans la portion terrestre.

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Comment saisir une image adéquate dans de telles circonstances? La tâche s’avère très difficile dû aux limitations de l’appareil. Il existe une seule façon de procéder à la prise de l’image dans de telles circonstances, en utilisant un filtre à densité neutre gradué pour assombrir la portion du ciel. Vous en trouverez un exemple ici : http://en.wikipedia.org/wiki/File:GND_demo.jpg Autre que ca, les corrections devront être effectuées après la prise de vue, soit dans un logiciel comme Photoshop ou Lightroom. Dans un tel cas, il sera préférable d’utiliser un fichier RAW sous exposé d’environ un stop, puisque les portions surexposées ne se corrigent pas.
Il existe un autre moyen qui permet d’atteindre des résultats intéressants, et c’est sur celui-là que je veux attirer votre attention. Il s’agit du logiciel autonome Photomatix Pro 5.0. Ce logiciel vous permet de créer une image à grande gamme dynamique, d’ou le terme HDR pour ‘’High Dynamic Range’’.
Pour y arriver, il vous suffira de produire au moins 3 images de la même scène, préférablement en format RAW, ‘’Voir mon article du 26 novembre 2013, ‘’ Fichier RAW ou JPG’’. La première image sera exposée à -1 stop , la 2em à 0 et la 3em à + 1 stop de lumière, soit -1, 0, +1. Voir les 3 photos précédentes.

Ensuite, il s’agit de transférer vos 3 images RAW dans le logiciel Photomatix Pro. Par le biais de la fonction ‘’tone mapping’’de ce logiciel, les 3 images seront intégrées pour finalement produire une 4em image contenant toutes les gammes dynamiques de lumière des 3 images. Il s’agira ensuite d’ajuster la luminosité de l’image à votre gout. La prochaine photo démontre le résultat final.

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Voici quelques autres exemples de photos traitées avec Photomatix Pro:

Chaise plage logoFerme Hinton logoQuébec base ville logo

Ce logiciel permet également de créer une grande gamme d’images surréelles et créatives, dont voici quelques exemples.

Escavatrice HDR logoQuenouilles étang HDR logoPoudrière logo

Durant la prise de vue, il est important de maintenir la même ouverture de diaphragme pour chaque photo tout en variant les vitesse d’obturation, afin de maintenir une profondeur de champs constante.
Bien que les goûts ne se discutent pas, personnellement, je favorise à l’occasion ce logiciel pour réaliser des images dont les résultats reflètent des circonstances de lumière possibles ou discernables par l’œil et le cerveau humain. Par contre, Photomatix Pro se révèle également un outil qui me permet de créer des images qui reflètent mes sentiments et humeurs lors de l’expérience de prise de vue. À vous d’en juger.

Vous pouvez vous procurer le logiciel Photomatix Pro ici : http://www.hdrsoft.com/download.html. Des ajouts complémentaires sont également disponibles pour les utilisateurs de Photoshop CS, de Lightroom et de Aperture.

Si vous désirez une formation en personne sur le logiciel Photomatix Pro, veuillez communiquer avec moi.

Là-dessus je vous quitte en vous disant, poursuivez votre passion!